INTRODUCTION
A travers cette étude nous allons élaborer une argumention propre à défendre l’existence de Dieu. Après avoir étudié les emplois erronés du terme «Dieu», nous chercherons une définition. Puis, au moyen des différentes pistes que nous offre la Bible, nous chercherons les preuves de l’existence de Dieu. Nous appuierons ces preuves avec quelques arguments philosophiques.
Depuis l’aube des temps, l’homme cherche à répondre à ses questions existentielles. Quelles que soient sa culture ou son époque, il soupçonne l’existence d’une force, d’un être ou d’un dieu supérieur à lui. Dans cette quête sprirituelle, et par souci personnel, l’homme s’est inventé ses propres religions ou sa pensée de Dieu.
Or, la multitude des croyances ne signifie pas que la Vérité n’existe pas. La Bible présente un Dieu unique qui s’est révélé au travers de Jésus-Christ et de sa Parole. Elle démontre également son existence, afin que l’homme de foi puisse vivre avec des convictions solides. Cette leçon apportera au croyant des arguments à la fois bibliques et philosophiques afin de renforcer sa foi en un Dieu unique, vivant et véritable.
I. DEFINITION DE DIEU :
Le terme « Dieu » a été depuis longtemps employé de façon générique ou erroné. Il est donc nécessaire de lui redonner une définition, son sens original dans le système chrétien et une formulation théologique de la conception chrétienne de Dieu.
A. Les emplois erronés du terme :
Les philosophes grecs. Platon (427-346 av. J.-C.) avait deux systèmes différents sur Dieu : tantôt Platon considère Dieu comme l’idée, comme l’essence suprême, qu’il appelle indifféremment l’un, l’être ou le bien ; tantôt, il voit en Dieu la cause du mouvement, l’ordonnateur de la matière. Aristote (384-322 av. J.-C.) imaginait Dieu comme le premier moteur immobile, le souverain bien et la cause finale vers laquelle aspirent et tendent tous les êtres, l’objet suprême de l’intelligence et en même temps la suprême intelligence.
Philosophe néerlandais. Spinoza, philosophe néerlandais du 17e siècle, a défini Dieu comme la « substance absolue, universelle, la cause réelle de toute et de chaque existence ; et non seulement la cause de tout être, mais lui-même tout être, dont chaque existence particulière n’est qu’une modification ».
Les philosophes allemands. Leibniz, un philosophe, scientifique, mathématicien, diplomate, bibliothécaire et homme de loi allemand du 18e siècle, pensait que la raison finale des choses s’appellait Dieu. Kant, un autre philosophe allemand du 18e siècle, a défini Dieu comme un être qui, par son intelligence et sa volonté, est la cause de la nature, un être qui a tous les droits, mais aucun devoir, l’auteur moral du monde. Fichte, philosophe allemand du 19e siècle pensait que Dieu était l’ordre moral de l’univers, vraiment en vigueur dans la vie. Hegel, philosophe allemand du même siècle, considérait Dieu comme l’esprit suprême, mais un esprit sans conscience jusqu’à ce qu’il devienne conscient dans la raison et les pensées de l’homme.
En France. Descarte, mathématicien, physicien et philosophe français du 16e siècle, disait « Par le nom de Dieu j’entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute-puissante, et par laquelle moi-même et toutes les autres choses qui sont (…) ont été créées et produites. » (Descartes, IIIe méditation métaphysique).
Plus récemment. Kirtly F. Marther, un géologue, dit que Dieu est une puissance spirituelle, immanente dans l’univers, qui est mêlée au hasard de sa création.
Aux USA. Henry Sloane Coffin, président de l’Union Theological Seminary, modérateur de l’Église presbytérienne des États-Unis et chef de file de théologie libérale aux États-Unis, dit : « Dieu est pour moi cette force créatrice, derrière et dans l’univers, qui se manifeste en tant qu’énergie, vie, ordre, beauté, pensée, conscience, amour ». Il préfère expliquer que Dieu a des relations personnelles avec l’homme plutôt que de dire qu’Il est une personne.
B. La formulation théologique de la définition :
Le caractère éternel et infini de Dieu ne permet pas de donner une définition détaillée ou un portrait complet. Cependant, nous pouvons le définir dans la mesure où nous connaissons certaines choses à son sujet, comme ses attributs révélés dans la Bible. Nous pouvons donc le considérer comme un être, et le comparer avec les autres êtres.
Certaines définitions de Dieu :
« Dieu est esprit, infini, éternel et immuable, dans son être, sa sagesse, sa puissance, sa sainteté, sa justice, sa bonté et sa vérité. » (Confession de Westminster, « Shorter Catechism »).
« Dieu est le seul être personnel, simple, absolu, purement spirituel, aux perfections infinies, totalement immanentes dans le monde, mais cependant essentiellement transcendant par rapport à toutes choses ! » (Hoeksema, Reformed Dogmatics, p. 60).
« Dieu est un Esprit, absolu, personnel et saint, infini et éternel dans son être et attributs, le fondement et la cause de l’univers » (H. B. Smith).
« Dieu est unique, absolu, immuable et infini dans sa connaissance et sa sagesse, dans sa bonté et son amour, dans sa grâce et sa miséricorde, dans sa justice et sa sainteté. » (Berhof, Systematic Theology, p. 56).
« Dieu est l’Esprit infini et parfait en qui toutes choses ont leur origine, leur soutien et leur fin» (Strong, Systematic Theology, p. 52).
II. LES PREUVES DE L'EXISTENCE DE DIEU :
A. L’existence de Dieu n’est pas argumentée dans les écritures :
La Bible ne cherche pas à démontrer l’existence de Dieu, puisqu’elle considère que tous les hommes peuvent en l’existence de Dieu. Elle apporte plutôt des explications analytiques de tout ce qu’implique l’idée de Dieu, ainsi que des avertissements à reconnaître son caractère divin. De plus, la Bible n’argumente pas que l’on peut connaître Dieu : elle affirme que la conscience de l’homme se rend compte de l’existence de Dieu. L’existence de Dieu dans la Bible est donc une évidence.
B. La croyance en l’existence de Dieu est intuitive :
Une croyance est intuitive si elle est universelle. La religion, ou tout système de croyance, sont imaginés depuis l’aube de l’humanité par toutes les cultures. Bien que cette religiosité se manifeste différemment, une conscience commune du surnaturel ou de quelque chose de supérieur à l’homme les unit toutes. C’est certainement ce que voulait exprimer l’écclésiaste : « Il fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur coeur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. » (Ecc. 3.11). Paul écrira également : « Car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables » (Rom. 1.19-20). La croyance en l’existence de Dieu provient donc de l’intuition universelle.
Une croyance est intuitive si elle s’appuie sur une conviction originelle. La croyance en l’existence de Dieu plonge ses racines dans une conviction originelle propre à l’humanité. Vouloir la nier, c’est renier les lois mêmes de notre nature morale et spirituelle. Nous savons également que l’homme, sous l’influence de la métaphysique, peut en arriver à nier sa propre existence. Son incrédulité l’éloigne aussitôt de cette conviction originelle. Seulement, même éloigné, il n’en détruit pas la réalité ni sa vérité. La preuve : une fois éloigné de ces influences, l’homme revient automatiquement à cette conviction originelle. Nous observons cette vérité quand l’homme souffre et qu’il crie à Dieu ou à ces croyances.
Une croyance est intuitive parce qu’elle ne s’appuie pas sur le raisonnement. L’existence de Dieu ne provient pas de notre capacité de raisonnement. Nous affirmons cela parce que la religion, l’athéisme ou l’agnosticisme naissent aussi bien parmi les personnes instruites que parmi ceux qui n’ont pas appris l’art du raisonnement. Que l’on soit philosophe ou simple ouvrier, l’idée de l’éternité conduit intuitivement l’homme à la croyance de l’existence de Dieu. Elle n’est pas non plus le produit de la tradition, car même si les premières révélations ont été transmises de génération en génération, Paul écrivait : « Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. » (Rom. 2.14-15). La loi est donc inscrite dans le coeur de tous les hommes et ceci dès leur naissance, et conduit intuitivement à la croyance, sans pour autant être un as du raisonnement.
En résumé. La croyance dans l’existence de Dieu est intuitive parce que l’homme naît avec la loi dans le coeur (Rom. 2.15), avec l’idée de l’éternité (Ecc. 3.11), et dans un monde qui démontre l’existence de Dieu (Rom. 1.19-20).
C. Indissociabilité entre le Créateur et la création :
La Bible démontre que la création et toutes choses qui existent sont intimement liées à Dieu. Dieu est le Créateur du ciel, de la terre, de la mer et de tout ce qui s’y trouve (Gen. 1.2 ; Ps. 102.26 ; Ac. 14.15). Toutes choses ont été faites par la parole de Dieu (Jn. 1.3) et par sa main (Job 12.9). Dieu a donné la vie à toute chose (Néh. 9.6). Aussi, la création est le témoignage visuel de l’existence de Dieu et du lien intime qui existe entre le Créateur et sa création (Rom. 1.19-20).
D. L’incarnation de Jésus-Christ :
L’existence de Dieu est également démontrée par l’incarnation. Par sa vie, Jésus a révélé aux hommes le Père (Jn. 1.18), puisque lui seul vient de Dieu (Jn. 6.46). Non seulement Il a fait connaître le Père, mais Il s’identifie directement à Dieu en reprenant son nom (« Avant qu’Abraham fut, je suis », Exo. 3.14 ; Jn. 8.58), ou en proclamant son unité avec Lui (« moi et le Père nous sommes un », Jn. 10.30). De plus, en tant que Fils de Dieu, Jésus démontre sa filialité avec le Père : c’est pourquoi, si un Fils de Dieu existe, un Père divin est nécessaire (Lc. 22.70 ; Apo. 2.18) !
E. Dieu affirme lui-même son existence :
à la question de Moïse à Dieu « quel est ton nom ? », Dieu répond « Je suis celui qui suis» (Exo. 3.14). Plus tard il affirmera qu’il est vivant (Deut. 31.27 ; Jos. 3.10 ; Jug. 8.19), et qu’il est le Père de tous les hommes (Eph. 4.6). Dieu démontre ainsi son existence et sa réalité.
III. LES ARGUMENTS PHILOSOPHIQUES :
La croyance en l’existence de Dieu est corroborée par des arguments philosophiques. Ils ne sont pas des preuves indépendantes de l’existence de Dieu, mais ils corroborent notre intuition de Dieu et nos convictions des écritures. Les faits de ces argumentations sont cumulatifs.
A. L’argument cosmologique (1) :
« Ce raisonnement suppose trois postulats de base : tout a une cause, l’effet dépend de la cause pour son existence, et la nature ne peut se créer elle-même» (2). Nous savons que tout commencement tire son existence d’une cause suffisante. Comme l’univers a eu un commencement, il doit donc y avoir une cause première expliquant sa création.
Les causes produisent des effets. Les causes sont elles-mêmes les effets de quelques choses d’autre. Par conséquent, il faut admettre une cause première ou une série de causes éternelles. Concernant ces dernières, nous savons que l’univers se dégrade selon la loi de l’entropie (3): il ne peut donc se maintenir lui-même, démontrant ainsi qu’il y a un commencement provoqué par une cause première.
Il pourrait également exister un principe éternel de hasard ou d’une intelligence aveugle. Mais on peut démontrer mathématiquement que le hasard est incapable de produire l’univers, et qu’un principe non vivant ne peut créer l’être vivant.
L’argument cosmologique démontre qu’il y a une cause suffisante qui est à l’origine de l’univers. Or, diront certains, si tout ce qui existe doit avoir une cause suffisante, cela s’applique aussi à Dieu. Seulement nous considérons que la cause première est distincte de l’univers, c’est-à-dire que le non-vivant ne peut pas concevoir le vivant, ni l’inexistance l’existant. Dieu, vivant et existant de toute éternité, peut donc créer le vivant et l’existant.
Il faut donc admettre l’explication théiste. Dieu est le seul susceptible de créer la vie, et d’être identifié à la cause suffisante et première. Seules sa puissance et son intelligence sont capables de former l’univers si complexe et si formidablement agencé.
B. L’argument téléologique (4) :
L’argument téléologique suppose que le but, l’ordre et la conception du monde présupposent un concepteur. Pour qu’un système soit si bien ordonné, arrangé et utile, il faut que la cause qui l’a organisé possède une intelligence et une finalité. Comme l’univers est ordonné en un arrangement utile, il existe assurément une cause intelligente et libre.
La prémisse(5) majeure se trouve dans la Bible qui démontre qu’une intelligence — Dieu en l’occurence — est à l’origine de toute chose (Ps. 8.4 s. ; 19.2 s. ; 94.9 ; Ac. 14.15-18). Certains pensent qu’il peut exister un ordre et un arrangement utile sans plan, sans finalité, et que les choses peuvent être provoquées par l’application d’une loi ou du hasard. Mais comme ces lois naturelles n’ont pas leur origine en elles-mêmes et ne peuvent se maintenir toutes seules, une cause première a engendré ces lois et les maintient.
La prémisse mineure trouve son argumentation de la présence de certains phénomènes manifestement finalisés dans la nature, telle que l’adaptation, la croissance et l’organisation du monde végétal et animal, y compris l’homme. Ces derniers indiquent clairement un ordre et un plan. Cela suggère donc que la cause première est douée d’une intelligence, qu’elle agit librement, et qu’elle est extérieure et distincte de l’univers. L’argument téléologique conforte donc l’argument cosmologique.
C. L’argument ontologique (6) :
L’argument ontologique vise à prouver l’existence de Dieu, en cherchant à montrer que Dieu existe nécessairement, en vertu de la définition de ce qu’est Dieu. Cette définition trouve ses racines dans la pensée de tous les hommes, qui ont l’idée d’un être absolument parfait. Cette idée inclut forcément son existence, car un être qui serait parfait en tout, mais qui n’existerait pas, ne serait pas aussi parfait qu’un être existant. C’est pourquoi, si l’on considère que la perfection absolue nécessite obligatoirement l’existence, cet être absolument parfait doit exister.
Descarte (7) pensait que l’idée de Dieu est celle d’un être absolument parfait : il ne peut donc pas être privé de l’existence, sinon il lui manquerait une perfection (l’existence) ce qui serait contradictoire avec sa définition.
Anselme de Cantorbéry pensait que Dieu est l’être tel, que rien ne se peut se penser de plus grand, et cela, tant dans l’intellect que dans la réalité. Ainsi, selon lui, pensant à l’être le plus grand, nous ne pouvons penser réellement que Dieu n’est pas : la pensée de Dieu implique son existence.
à la question « d’où vient l’idée de Dieu (ou d’un être absolument parfait) », nous répondrons que l’idée étant infiniment plus grande que l’homme lui-même, elle ne peut pas trouver son origine dans l’homme, mais uniquement en Dieu. (Ecc. 3.11).
L’argument trouve donc dans l’idée même de Dieu la preuve de son existence. Tous les hommes ayant intuitivement l’idée de Dieu essayent ensuite de trouver la preuve de son existence dans l’idée même. Le problème avec cet argument est que nous ne pouvons pas déduire une existence réelle à partir d’une idée abstraite : l’idée de Dieu ne renferme pas en elle-même son existence. Dieu existait avant même l’idée de l’homme d’un être absolument parfait. Mais l’argument prouve au moins que cet être est infini et parfait.
D. L’argument moral :
L’argument déclare qu’il est une chose commune à tous les hommes : c’est la notion du bien et du mal, un sens de la responsabilité pour le bien et un sens de la condamnation pour le mal. Ce concept du bien et du mal est propre à tous les systèmes de croyances du monde entier : il existe donc une loi morale universelle, permanente et autoritaire.
Il y a aussi une voix intérieure que l’on ne peut taire et qui dit toujours à la conscience « Du sollst» (tu dois) (8). Cela suppose que quelqu’un d’extérieur à nous-mêmes nous parle comme étant un être supérieur et souverain, et qu’il existe une loi morale originelle et fondamentale que nous devons observer. De plus, puisque ce n’est pas l’homme qui s’impose à lui-même cette loi morale ni ses jugements, il doit exister une volonté indépendante qui impose cette loi et ses effets. La conscience démontre et reconnaît ainsi l’existence d’un grand législateur.
Si l’on suppose que Dieu n’existe pas, on doit en conclure que l’existence est dénuée de valeur morale, et qu’il n’y a ni bien ni mal dans nos actions. Par conséquent, les athées doivent accepter que tout soit permis sous peine de se trouver en contradiction avec eux-mêmes.
La Bible nous rappelle que la connaissance du bien et du mal vient de Dieu ainsi que son sentiment d’obligation : il est le fondement ultime de la morale.
E. L’argument tiré de la congruence (9):
« Cet argument est basé sur l’acceptation que le postulat qui explique le mieux les faits relatés est probablement vrai» (10). La croyance en Dieu est ce qui explique le mieux notre nature morale, mentale et religieuse, ainsi que l’existence de l’univers : donc Dieu existe.
Comme beaucoup de choses ne peuvent être observées directemment, leur existence est déduite par les effets qu’elles produisent. Dieu non plus ne peut pas être observé directement, mais ses effets sur l’homme et l’univers démontrent son existence. En science, un postulat qui explique et harmonise les faits relatés est vrai. Pareillement, le postulat théiste est en harmonie avec tous les faits de notre nature mentale, morale et religieuse, tandis que le postulat de l’athéisme, du panthéisme et de l’agnosticisme (11) n’y répond pas.
F. L’argument anthropologique :
L’argument établit que notre univers ne pourrait pas avoir créé des êtres personnels (c’est-à-dire aimants, rationnels, conscients, moraux, et motivés par un but) sans que notre environnement ne le soit aussi ; autrement, il ne nous correspondrait pas. Aussi, pour que l’homme devienne un être moral, intelligent et vivant, il faut que son concepteur soit moral, intelligent et vivant. C’est ce que démontre la Bible dans le Psaume 94.9 : « Celui qui a planté l’oreille n’entendrait-il pas ? Celui qui a formé l’oeil ne verrait-il pas ? ».
CONCLUSION :
A travers cette leçon nous avons découvert une chose commune à tous les hommes : la pensée de l’éternité, cette nécessité de se confier à quelqu’un ou quelque chose de supérieur. C’est un besoin profond depuis toujours et que l’homme soit développe en devenant religieux, soit renie en s’affirmant athée.
Cette pensée de l’éternité est un premier pas pour l’homme dans sa recherche du Dieu véritable. Elle devrait stimuler sa curiosité du divin et de la Vérité. La Bible, révélation par excellence de Dieu, permettra d’approndir cette recherche. Sans prouver l’existence de Dieu, elle démontrera la réalité de l’homme pécheur et sa nécessité d’accepter Jésus-Christ. L’homme possède donc suffisament de preuves de l’existence de Dieu; c’est pour cela qu’il est responsable devant son Créateur.
Finalement, vouloir démontrer l’existence de Dieu ne dépend pas de la capacité intellectuelle ou spirituelle de l’homme, car il ne cherche en réalité qu’un «dieu» personnel, façonnable et propre à satisfaire ses ambitions. C’est pourquoi Dieu a préféré se révéler aux hommes. Ainsi, nous pouvons connaître le Dieu véritable, sans altération aucune dans son essence et sa nature. D’une certaine manière, l’existence de Dieu ne se prouve pas, elle s’accepte.
Emmanuel FISCHER
Bibliographie :
J. — M. Nicole, Précis de doctrine chrétienne, (Nogent-sur-Marne, Editions de l’Institut Bibilique, 1983).
Henry C. Thiessen, Guide de doctrine biblique, (Canada, Editions Parole de Vie, 1999).
Charles C. Ryrie, ABC de théologie chrétienne, (Suisse, La Maison de la Bible, 2005).
T.C. Hammond, « Frères je ne veux pas que vous ignoriez... », (Fontenay-Sous-Bois, Éditions Farel, 1977).
L.S. Chaffer, Les grandes doctrines de la Bible, (Canada, Editions Impact, 1998).
Richard Teachout, Théologie Biblique Systématique, vol. I.
Nouveau Dictionnaire Biblique Online
Wikipédia
(1) Théorie philosophique ou scientifique de la formation (è Cosmogonie) et de la nature de l’univers.
(2) Charles C. Ryrie, ABC de théologie chrétienne, (Suisse, La Maison de la Bible, 2005), p. 31.
(3) En thermodynamique, c’est la fonction définissant l’état de désordre d’un système, croissante lorsque celui-ci évolue vers un autre état de désordre accru (Petit Robert).
(4) . Discipline qui a pour objet d’étudier la finalité.
(5) Chacune des deux propositions (la majeure et la mineure) placées normalement au début d’un raisonnement et dont on tire la conclusion.
(6) . Étude de l’être en tant qu’être, indépendamment de ses déterminations particulières.
(7) . René Descartes, Les principes de la philosophie, article 14.
(8) Hoeksema, Reformed Dogmatics, p. 45.
(9) Fait de convenir, d’être adapté (Petit Robert).
(10) Henry C. Thiessen, Guide de doctrine biblique, (Canada, Editions Parole de Vie, 1999), p. 36.
(11) Doctrine qui considère que l’absolu est inaccessible à notre connaissance, ou écarte les spéculations métaphysiques comme inutiles.